Les maladies nutritionnelles de l’enfant sont-elles liées à l’environnement dans lequel il grandit.?
Publié le 21-05-2010 12:19

«Nutrition et maladies nutritionnelles de l’enfant. » Tel est le thème autour duquel s'est déroulé les 27 et 28 mai derniers, les dixièmes journées ivoiriennes de pédiatrie. Ce thème, nous emmène à réfléchir sur le traitement de l’enfant africain. On parle de maladies nutritionnelles, lorsque l’alimentation de l’enfant est insuffisante ou déséquilibrée, ce qui entraine un ensemble de troubles. C’est la malnutrition. Cependant, On ne peut pas parler de traitement de l’enfant, sans parler du cadre, dans lequel l’enfant grandit.
Commençons dans un premier temps, par parler du cadre dans lequel l’enfant naît, grandit, et se développe. Est-ce que cet environnement immédiat, est adapté ? Est-ce qu’il est propice à son développement? On constate malheureusement que non. En Afrique, quand quelqu’un est propre, on a tendance à dire « il pense qu’il est un blanc », ou encore « laisser, ça ne tue pas africain ». Toutes ces mauvaises pensées, font que le cadre de vie n’est pas souvent propre. Conséquence, l’enfant est victime de maladies nutritionnelles puisque sa nourriture n’est pas bien conservée.
Ces enfants, souffrent souvent de kwashiorkor ou de marasme. Ils présentent des signes évidents de ces maladies. Ils ont des cheveux cassants, clairsemés et décolorés, ils pleurs souvent, ils ont des plaies sur le corps, l’air fatigué et le regard anxieux. C’est un enfant, qui est en proie à des maladies infectieuses, comme la rougeole, la coqueluche, la tuberculose et la diarrhée. Il est important de noter que, la malnutrition atteint le développement cérébral de l’enfant, provoque l’anémie et souvent la mort.
Il faut préciser que, le mauvais traitement de l’enfant africain commence depuis la grossesse de la mère. Celle –ci, pour des raisons économiques, ne respecte pas souvent les rendez-vous exigés par la sage-femme. Si par miracle, l’enfant nait en bonne santé, il est mal nourrit. Les parents n’ont pas les moyens de varier son alimentation. Le seul repas auquel il a droit n’est pas adapté. A la place des purées de légumes que la sage-femme recommande souvent, selon le mois de l’enfant, ce sont des repas pour adultes que l’estomac encore fragile de l’enfant est obligé de broyer. Conséquence, l’enfant est victime d’indigestion ou de malnutrition. Ou encore on lui donne des rations alimentaires insuffisantes et déséquilibrées.
Les raisons évoquées pour expliquer cette situation sont diverses et variées. Limitons nous seulement à la raison politique. C’est la raison commune à tous les pays africain.
En effet, pour des raisons politiques, l’enfant africain grandit dans un environnement malsain. Truffé de conflits armés, de crises économiques, d’instabilité et d’autres réalités auxquelles il doit faire face.
Un tel enfant, ne cherche pas à savoir si la nourriture qu’on lui donne contient de la vitamine, mais il s’inquiète d’abord pour sa sécurité. Il consomme tout ce qu’on lui présente, puisque la nourriture est rare. Conséquence, on n’a plus affaire à des enfants, plutôt, on a affaire à des « petits vieux » affaiblis, avec des ventres ballonnés, des jambes amaigris, la peau ridée, les yeux hagards.
Il faut dire aussi qu’en dehors des raisons politiques qui engendrent les maladies nutritionnelles de l’enfant, il y a aussi les raisons culturelles. Des croyances religieuses ou culturelles, obligent certaines familles africaines, à interdire la consommation de viande ou de poisson à l’enfant. Le poisson ou l’animal interdit de consommation aurait sauvé un membre de la famille à une certaine époque. Conséquence, l’enfant est privé de la vitamine que cette nourriture aurait pu lui apporter.
Le cas de l’enfant dont la mère est emmenée à travailler à l’extérieur. Généralement, ces enfants sont confiés à des nounous qui sont chargés de leurs donner à manger, et s’occuper d’eux. Malheureusement souvent, ces nounous consomment très souvent le lait et les céréales de l’enfant. Les parents ne se rendent compte que lorsque l’enfant est malade et que la sage-femme leur dit que l’enfant souffre de malnutrition.
Il y a le cas des enfants difficiles. Ces enfants refusent toutes sortes de nourritures. Ils refusent de manger soit parce qu’ils n’aiment le repas qu’on leur présente ou par simple caprice. Certains enfants pour attirer l’attention sur eux, refuse de manger.
C’est pourquoi, les parents doivent, pour une bonne croissance de l’enfant, lui donner, une alimentation équilibrée, respecter ses vaccins et le déparasiter si c’est nécessaire. Il faut aussi peser régulièrement l’enfant, traiter de façon précoce, les diarrhées et autres infections. Mais surtout respecter les règles d’hygiènes, exiger l’allaitement maternel si la mère est en bonne santé et l’espacement des naissances.
Singa Mélanie
singamelanie@yahoo.fr
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